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13 juillet 2009

De La Mort de Wang Chong et Pensée Fidèle de Zhongshu Qian

Bon ce week end, j'ai lu deux petits livres. Le premier c'est De la mort de Wang Chong (27 - v.100) parut dans la collection 2€ de Folio.

DeLaMort


Présentation de l'éditeur:

"Selon Wang Chong, grande figure de la Chine ancienne, la vie est un lent et irréversible épuisement du qi (fluide), qui s’achève avec la mort. Notre vie comme notre mort nous échappent. Nulle place pour l’immortalité ou une quelconque forme de survie.
Qu’il traite du déterminisme du qi, de la réalité des fantômes ou de l’organisation des funérailles, WANG Chong offre une réflexion lucide, débarrassée des superstitions et des peurs.
"

Mon Avis:


De la mort est un petit livret qui remet en cause le principe de la mort des pensées confucianistes et celle des moines Taoïste, sur le thème de la non-existence des fantômes et des esprits.
Au fil de ce petit livret, Wang Chong va réfuter la thèse de l'existence des fantômes en appuyant cela avec de multiple exemples et de façon très précise.
Pour l'époque, l'oeuvre de Wang Chong est contestataire. Il vous laisse réfléchir sur le principe de la mort et de la "vie après la mort". Ce petit recueil est très intéressant, il ouvre sur un horizon bien souvent inconnu pour nous les "occidentaux". A lire.

Un autre livre que je souhaite vous présenter c'est Pensée Fidèle de Zhongshu Qian.

PenseeFidele


Présentation de l'éditeur:


Difficile pour Manqian de respecter la traditionnelle “pensée fidèle” chinoise que toute honnête épouse se doit d’appliquer à la lettre. Surtout lorsqu’un jeune et bel aviateur vient réveiller des émotions qu’une vie fade et ennuyeuse avait depuis si longtemps étouffées… ” L’écrivain le plus célèbre ” de Chine, à l’ego démesuré, ne se remet pas de l’affront qui lui est fait : évincé du prix Nobel, il meurt des douleurs insurmontables que lui inflige sa déception. Face au ” Directeur de l’Enfer “, l’heure du bilan a sonné. Deux nouvelles, d’un humour fin et sarcastique, qui nous plongent au cœur de la littérature chinoise contemporaine et témoignent de l’originalité de l’écriture de Qian Zhongshu.

Mon Avis:

Pensée Fidèle regroupe deux nouvelles de l’écrivain  Zhongshu Qian, écrivain encore inconnu pour moi, mais qui m’a  très rapidement plu.

La première nouvelle est assez classique et suit la vie d’une jeune femme et de son mari, qui vont inviter à diner le cousin de son mari, et finira par une liaison entre ce dernier et la femme de Caishu, le mari.
On va donc assister au tracas de cette jeune femme, ne sachant plus  choisir entre son mari et ce nouvel amant.
Une nouvelle tout de même assez  fraiche, presque même théâtrale, et d’un intérêt assez grand. La seconde  nouvelle est selon moins encore plus intéressante. Il s’agit de l’histoire du plus grand écrivain jamais connu qui va se retrouver prisonnier de ses propres livres et va devoir subir le procès par ses propres personnages inventés lors de ses divers ouvrages.
Une nouvelle des plus originale et des plus intéressante  que j’ai lue.

Pensée Fidèle est donc un recueil de  deux très grandes nouvelles. Un livre qui se lit facilement et avec  plaisir.
Une œuvre qui se démarque des autres par les sujets qu’elle traite.

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25 novembre 2008

Le radis de cristal de Mo Yan

8293_mediumFiche technique:

De Mo Yan
edition Philippe Picquier (Poche)
175 pages.
6,50€

L'auteur:

Guan Moye 管谟业 est un auteur chinois né en 1956 au sein d'une famille paysanne du Shandong. De 1959 à 1961, sa famille connaît la faim en raison du Grand bond en avant. En 1966 pendant la révolution culturelle, il est classé parmi les mauvais éléments et il est exclu de l'école. A l'âge de 20ans, il se sent libérer lorsqu'il intégre L'armée populaire de libération. Grâce à son intégration il a pu poursuivre des études dans l'université de Beijing (Beida) où il sera diplômé en 1991.
En 1981, il publie son premier roman, Radis de Cristal (透明的红萝卜 Touming de hong luobo), et prend le nom de plume Mo Yan, 莫言, "celui qui ne parle pas".Sa reconnaissance est immédiate, mais ce n’est qu’avec son Clan du Sorgho (红高粱 Hong Gaoliang), qui sera porté à l'écran sous le nom de "sorgho rouge" par Zhang Yimou.

Résumé:

Dans l'univers fruste d'une campagne chinoise, un enfant vagabond qui ne communique jamais par la parole s'émeut d'une caresse, d'un crépitement, de brèves émotions furtives : à travers son regard, les sons, les odeurs, les matières et les couleurs prennent une intensité poétique poignante.

Avis personnel:

Ce livre renferme deux nouvelles de Mo Yan, La première s'intitule "Le radis de cristal", elle conte les aventures du jeune Noiraud. Celui-ci est victime du mauvais traitement de sa belle mère, mais il représente aussi la misère humaine, il est maigre, à moitié nu qu'il pleuvent ou qu'il vente et il souffre d'un mutisme du au coup et à la faim. Et pourtant, ce qui m'a marqué au fil de ma lecture, c'est son émerveillement devant les moindre beauté de la nature. Ceci empêche l'oeuvre de sombré dans la noirceur absolue, mais malgré ceci le dénoument est poignant.
La seconde nouvelle s'intitule "Délugue"nous plonge dans l'évocation du passé et des origines mythiques du canton de Gaomi, "dans un monde ensorcelé où les histoires mystérieuses scintillaient au rythme des feux follets" (p. 140). L'histoire de l'installation d'un premier couple de colons chinois dans cette région désolée, infestée de marécages et de moustiques, et de la naissance de leur fils pendant une terrible inondation, se teinte de mystère, de poésie et de merveilleux.

Pour moi, cette oeuvre fut l'occasion de découvrir cet auteur. J'ai été très touché par la sensualité et la poétique de Mo Yan, à travers des différents décors tel que ses multiples évocations du frissonnement du vent sur les champs de chanvres blonds. Des pages où il ne se passe rien, peut être que ceci casse le rythme dramatique du récit mais quelle beauté! Je peux comprendre que ce genre de passage agace et ennuie mais j'étais heureux de redécouvrir ce genre de phase que l'on retrouve avec joie dans les oeuvres de Kim Dik-duk, de Hou Hsiao-hsien où encore Tran Anh Hung. Pour conclure, Mo Yan a trouvé une certaine harmonie entre son goût pour la contemplation de la nature et à son talent de poète. Maintenant il me reste plus qu'à voir comment son oeuvre a évolué. A suivre.

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20 novembre 2008

I like - I dislike

我喜欢春,
我喜欢看花卉,
我喜欢看天空,
我喜欢看生。

我喜欢夏,
我喜欢听取禽,
我喜欢睹鱼,
我喜欢觉芬风。

我不喜欢秋,
我不喜欢霖,
我不喜欢单身,
我不喜欢受惊。

我不喜欢冬,
我不喜欢悼,
我不喜欢着凉,
我不喜欢老百姓

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17 novembre 2008

独 (alone)

peinture_chinoise我喜欢看月,
我喜欢看海,
你不喜欢看天,
这美天蓝。

我是一个人,
你是神,
我爱你。。。
你是殂,
我泣。。。

wo xihuan kan yue,
wo xihuan kan hai,
ni bu xihuan kan tian,
zhe mei tian lanse.

wo shi yi ge ren,
ni shi shen,
wo ai ni....
ni shi cu,
wo qi....

j'aime regarder la lune,
j'aime regarder l'océan,
tu n'aime pas regarder le ciel,
ce beau ciel bleu....

je suis un homme,
tu es un dieu,
je t'aime,
tu es mort,
je pleure...

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10 novembre 2008

桜さらば友よ

hana_sakura桜桜
今さきほこる
刹那にちりゆく
定めとしって
さらば友よ
旅立ちの時
変わらないそのおもいを
今。。。




sakura sakura
ima sakihokoru
setsuna ni chiriyuku
sadame tomo yo
tabidachi no toki
kawaranai sono omoi wo
ima...

sakuraCerisier en fleur
Maintenant à l'apogée de leur floraison
S'éparpillent en volant
Je sais que c'est le sort
Adieu mon ami.
Le temps est venu d'abandonner ton voyage,
Avec ce sentiment inchangé.
Maintenant....

Posté par gregkun à 17:25 - littérature - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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